Lemonde de la mode entre dans une nouvelle ère. Terminé la dualité, fast fashion versus slow fashion, dorénavant les marques sont de plus en plus nombreuses à vouloir s’inscrire dans une démarche plus éthique et éco-responsable. Il aura fallu des drames humains (l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, haut lieu des manufactures textiles, le travail
Dernièreen date : le Collectif de l'athique sur l'étiquette. L'association vient de rendre publique une lettre écrite à Décathlon l'incitant à réagir à cette discrimination.
CollectifÉthique sur l’étiquette Le nouveau maillot de l’équipe de France de football, floqué de ses 2 étoiles, sera bientôt commercialisé et fera la part belle au portefeuille de l’entreprise Nike, l’équipementier des Bleus, mais beaucoup moins de la main
LeCollectif Éthique sur l’étiquette cherche à promouvoir l’émergence de nouveaux comportements économiques pour le respect des droits fondamentaux dans les pays du Sud. Depuis sa création, le Collectif demande aux entreprises présentes en France et aux grandes marques françaises et internationales de veiller aux conditions de production des
Artisansdu Monde est membre fondateur du collectif De l’éthique sur l’étiquette. Dans le second cas, ils interviennent sur le plan économique par la commercialisation de vêtements, d’accessoires ou de bijoux éthiques/équitables. Chaballier et Carlotti (2010) distinguent quatre phases de développement du secteur de la mode
Crééen 1995, le Collectif Ethique sur l’étiquette regroupe des associations de solidarité internationale, des syndicats, des associations de consommateurs et des mouvements de d’éducation populaire, engagés pour le respect des droits humains au travail et pour la reconnaissance du droit à l’information des consommateurs.
OFmntu. Télécharger en PDFLe Collectif Éthique sur l’étiquette ESE a été créé en 1995, à l’initiative d’un groupe d’ONG, de syndicats et d’associations de consommateurs français. L’objectif du Collectif est de faire évoluer les pratiques des multinationales de l’habillement pour que les droits humains au travail soient respectés le long des chaînes de sous-traitance, et de renforcer l’encadrement contraignant de l’activité des multinationales. Télécharger en PDFLe Collectif Éthique sur l’étiquette ESE a été créé en 1995, à l’initiative d’un groupe d’ONG, de syndicats et d’associations de consommateurs français. L’objectif du Collectif est de faire évoluer les pratiques des multinationales de l’habillement pour que les droits humains au travail soient respectés le long des chaînes de sous-traitance, et de renforcer l’encadrement contraignant de l’activité des multinationales.
Manger bio, c’est bien. Mais saviez-vous que 24% de la consommation mondiale d’insecticides est utilisée pour la culture du coton non bio et que l’industrie du textile est le deuxième secteur le plus polluant après l’industrie du pétrole ? Vous l’aurez deviné, une fois n’est pas coutume, je m’apprête à parler chiffons, parce que lire les étiquettes est devenue une urgence sanitaire ! Aussi, laissez-moi vous proposer une petite expérience de quelques minutes à la manière de Benjamin Carle et de son documentaire Made in France. Rendez-vous expressément devant les armoires de vos enfants ou, à défaut, devant la vôtre afin de vous renseigner sur l’origine de la fabrication de ce qui constitue leur garde-robe ». Made in China, made in Bengladesh, made in Malaysia, Made in Pakistan, made in Vietnam, made in Cambodgia… le constat est accablant, mais rassurez-vous, rien n’est irréversible, il est des marques éco-friendly, respectueuses de l’environnement… Reste à chacun de nous de devenir consom’acteur, afin de renverser la vapeur ! Le prix fort de la junk fashion Les ONG le dénoncent régulièrement les mastodontes du textile H&M, Zara, Gap, Monoprix… pour n’en citer que quelques-uns, sous-traitent à tour de bras, collections capsules et petites séries obligent ! Seulement, ces pratiques les privent de tout contrôle sérieux et d’outils de traçabilité ! Saviez-vous, par exemple, qu’en Chine, des enfants coupent les fils dépassant des jeans pour 1,5 centime d’euro par pantalon ? Que parmi les 60 millions de travailleurs de l’industrie textile dans le monde, 68% sont des femmes jeunes, peu qualifiées et des enfants ! Que ces ouvrières travaillent en moyenne 12 heures par jour, six jours sur sept dans des conditions souvent déplorables interdiction de s’absenter plus de 5 minutes, d’aller au toilettes, ni même de parler, locaux insalubres…. Que les teintures et oui ce pantalon bleu pétrole a eu droit à quelques bons bains de trempage ! sont réalisées à partir de produits interdits en Europe par la norme REACH, car elles sont toxiques pour l’environnement et la santé de celles et ceux qui les manipulent et les consommateurs qui les portent ! Enfin, que pour un tee-shirt d’une valeur de 29 euros, seuls 18 centimes sont liés à la confection ?! Et oui, la plupart des vêtements, que portent nos chérubins, sont consommés » à mille lieues de l’endroit où ils ont été fabriqués ! Et si leur prix est cassé, d’autres payent le prix fort de notre dérisoire valse des tendances ! En première ligne, cette main d’œuvre très peu chère, qui ne bénéficie pas de droit du travail et qui passe le plus clair de son temps dans ses usines mouroirs » ! En deuxième ligne, l’environnement à qui l’ont cause des dégâts irréparables à force de déversements de produits chimiques et enfin à notre progéniture, que nous affublons de ces habits non éthiques, soit dit en passant de très mauvaise qualité, ce qui nous conduit, à les renouveler encore plus fréquemment ! Less is more » Comment inverser la vapeur ? En réduisant, dans un premier temps, la penderie de nos petits au strict minimum ! Brocantes, vide-dressings, associations La Croix-Rouge, Emmaüs…, c’est le moment de faire le tri et d’offrir une seconde vie aux vêtements trop petits, ainsi qu’au surplus ! Souvenez-vous, il y a seulement quelques années, LA tenue d’écolier, LE pull chaud, LA veste en laine, LA paire de chaussures costauds… Sans en arriver là , nous devrions pouvoir trouver un compromis, vous ne pensez pas ? Si la plupart des vêtements éthiques sont chers, voire très chers, c’est le prix du respect de celles et ceux qui les confectionnent, des belles matières et de la durabilité les petits prix doivent, à l’inverse, nous alerter sur d’éventuelles mauvaises de conditions de fabrication !. Aussi, mieux vaut vêtir nos enfants de vêtements d’occasion déjà maintes et maintes fois portés et lavés et/ou économiser pour leur offrir quelques pièces neuves de belle facture selon ses possibilités, cela va de soi. S’il est peu de marques de vêtements pour les enfants qui s’engagent, il en est une que j’apprécie plus que toutes pour tous ses efforts La queue du chat. Peut-être connaissez-vous cette marque à la philosophie éco-friendly ? Ses créatrices, Hélène et Anne-Charlotte, qui ont respectivement travaillé dans l’humanitaire et dans la mode décident, en 2005, de s’associer pour créer des vêtements pour les enfants en respectant l’environnement et le bien-être des artisans et prouver ainsi qu’une autre mode est possible ! Elles cherchent tout d’abord une manufacture française, capable de confectionner les vêtements pour enfants qu’elles imaginent, mais voient les portes se fermer devant elles, en raison des quantités infimes qu’elles souhaitent produire. Voyageuses dans l’âme, elles partent en quête d’un atelier de confection travaillant exclusivement avec du coton biologique. Finalement, elles le trouvent dans un petit village situé sur la côte du Gujarat à 150 kilomètres de Bombay. L’ensemble de la chaîne répond aux exigences des droits fondamentaux des employés, en permettant notamment une juste rémunération, l’accès aux postes à responsabilité entre hommes et femmes, la couverture médicale pour les salariés et leur famille L’atelier est, de fait, certifié FLO Fairtrade Labelling Organizations pour le commerce équitable et SA8000 Social Accountability. Cultivé sans pesticide ni engrais chimique et récolté à la main, le coton biologique contribue au bien-être de ceux qui le cultivent. Sa production ne polluant ni l’eau, ni le sol, ni l’air et participant même à l’amélioration de la qualité des sols ! Anallergiques, souples, très épais et doux au toucher, les vêtements proposés par La Queue du chat sont de véritables petits cocons douillets et mignons ! La marque responsable imagine des pièces intemporelles afin de s’extraire, autant que faire se peu, de la saisonnalité qu’impose l’activité et ses fameuses collections printemps/été/automne/hiver. Il lui tient, en effet, à cœur de proposer sur son e-shop, des pièces plus anciennes à petits prix ! Hélène et Anne-Charlotte s’appliquent également à recycler 100% des chutes de tissu, via la création d’accessoires, d’empiècements… Au delà de son engagement équitable, le duo apporte aujourd’hui son soutien à des projets pour la communauté indienne, tel que le paiement du loyer de l’orphelinat de la ville qui jouxte le village dans lequel se situe l’atelier. La marque qui vient de fêter ses 11 ans d’existence, a vu nombre de ses consœurs disparaître, la concurrence étant ce qu’elle est, ce pourquoi, je souhaitais tirer mon chapeau à cette marque à nulle autre pareille et à saluer ses créatrices passionnées pour leur opiniâtreté ! Autre marque responsable que j’apprécie pour sa démarche éthique Coq en pâte ! Les tee-shirts en coton biologique, certifiés GOTS, de la marque bretonne, aux imprimés animaliers », font évidemment le bonheur de mon grand garçon de 6 ans ! Et cette autre jeune marque française, Risurisu, créée par la maman de 6 enfants experte en la matière »! et dont les pièces blouses, pantalons, robes…, certifiées GOTS, confectionnées en Espagne, affichent un côté résolument rétro ! Alors, oui, le prix vêtements peut paraître élever si l’on ne regarde que celui-ci. Seulement quand on sait l’envers du décor, ne vaut-il pas mieux revoir à la baisse ses achats pour encourager la fabrication d’habits plus sûrs et plus sains pour nos enfants et favoriser le développement d’un marché biologique, plus respectueux des cultivateurs comme de l’environnement ? Pour ma part, je privilégie les vêtements d’occasion, avec une prédilection pour les vêtements d’enfants des années 70, merveilleusement coupés et d’une incroyable qualité Etsy et de nombreux sites de seconde-main en proposent, néanmoins je ne suis pas contre une ou deux jolies tenues durables pour les jours de sortie ! Alors, si comme moi, vous vous souciez du sort de la planète et du bien-être de ses habitants, à commencer par ses enfants qu’ils naissent en Orient ou en Occident, je ne peux que vous encourager à vous interroger, avant de céder à toute impulsion d’achat, car derrière chaque vêtement confectionné se trouve un certain nombre d’humains du cultivateur de la matière première, aux petites mains qui se chargent de teinture ou des coutures…, des heures de travail et des ressources que nous nous devons de respecter afin de ne pas les épuise. Les vêtements portés par Merlin et Myrtille, pris en photos sont signés La queue du chat. Notez que le collectif ÉTHIQUE SUR L’ÉTIQUETTE, se bat pour mondialiser les droits humains au travail, textes de référence, rapport et vidéo à l’appui ! À voir également en replay Cash Investigation Toxiques Fringues, un documentaire riche d’enseignements ! Photos signées ©Olivier Cochard
Économiste du développement de formation, Nayla Ajaltouni travaille depuis plus d’une quinzaine d’années dans le plaidoyer d’ONG de développement ou de défense des droits humains. Elle est, depuis 2007, déléguée générale du Collectif Éthique sur l’étiquette, collectif pluri-acteurs qui défend les droits humains au travail dans les chaînes de sous-traitance mondialisées de l'habillement, et un encadrement contraignant de l’activité des multinationales. - intervention Commerce international et Green Deal peut-on conditionner l’accès au marché européen ?
ALLDC H&M tourne le dos au salaire vital 16/10/2018 sont les qui ces dernières annĂ©es, ont Ă©voluĂ© dans leurs comportements d’achat dans l’alimentation le bio, les circuits courts…. En revanche, les n’ont pas le mĂŞme niveau de conscience des enjeux dans ... Lire la suite... Euro 2016 Le Collectif Éthique sur l’étiquette lance la campagne Anti-Âjeu» 10/06/2016 Le Collectif Ethique sur l’étiquette, dont l’Association LĂ©o Lagrange pour la dĂ©fense des consommateurs est membre, se mobilise pendant l’Euro 2016 pour exiger des grands Ă©quipementiers des pratiques garantissant le versement d’un salaire vital pour ... Lire la suite... Victoire pour les ouvriers du Rana Plaza ! 22/06/2015 Le fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a atteint aujourd’hui la somme nĂ©cessaire pour garantir une indemnisation juste et complète des travailleurs et de leur famille, soit 30 millions de dollars, après le versement ... Lire la suite... Une campagne europĂ©enne de trois ans sur le salaire vital 08/03/2015 Le Collectif Ethique sur l’étiquette, dont l’Association LĂ©o Lagrange pour la dĂ©fense des consommateurs est membre, et son rĂ©seau europĂ©en la Clean Clothes Campaign, conjointement avec leurs organisations partenaires dans les pays de production textile, ... Lire la suite... Bangladesh les victimes du Rana Plaza ne peuvent plus attendre 14/04/2014 L’anniversaire de la plus grande tragĂ©die de l’industrie textile aura lieu le 24 avril. Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette, dont l’Association LĂ©o Lagrange pour la dĂ©fense des consommateurs est membre, appellent les ... Lire la suite...
De l’éthique sur l’étiquette Pour privilégier les produits de bonne qualité sociale, un collectif s’est créé en se fixant un certain nombre d’objectifs qui recoupent des questions d’éducation. Une campagne nationale d’action a été mise en place.. Depuis plusieurs années des campagnes nationales telles Libère tes fringues, Soyez sport, et Commerce équitable ont été lancées à l’initiative d’Artisans du monde et d’Agir ici. Elles ont pour objectif de sensibiliser les consommateurs sur la question de la qualité sociale » des produits qu’ils achètent. Un collectif s’est créé*. Les Ceméa ont décidé d’en faire parti
collectif de l éthique sur l étiquette